4 mai 2015

A la découverte de Joal Fadiouth avec Jovago

Le vendredi dernier, 1er mai 2015, jour de fête du travail, la plateforme de réservation d'hôtels en ligne Jovago organisait une excursion à Joal Fadiouth à laquelle j'ai eu le plaisir d'être conviée.
Pour planter le décor, Joal Fadiouth est une commune du Sénégal située à l'extrémité de la Petite Côte, au Sud Est du Sénégal (merci Google). Joal est la partie littorale de cette commune et est connue pour avoir vu naître le Président Poète Léopold Sédar Senghor. Fadiouth est constituée quand à elle de plusieurs petites îles dont la célèbre île aux coquillages, le Cimetière mixte et quelques autres îlots.

L'arrière cour de la maison familiale de Léopold Sédar Senghor - Photo Lady Polaris
J'ai donc savouré chaque minute car je n'avais encore jamais visité cette partie du Sénégal. Durant ce voyage, différents journalistes et blogueurs étaient de la partie et je dois dire que la bonne humeur était au rendez-vous. 2 h de route après avoir quitté Dakar nous conduisent sur la partie littorale de notre excursion : Joal. Embarquement immédiat à bord de pirogues authentiques (sans moteur), direction Fadiouth. 4 personnes par pirogue + un "capitaine" qui dirige avec un équilibre parfait  chaque engin. 


Le Capitaine et un des équipages des journalistes et Blogueurs

Tout doucement et avec aisance ils battent la mesure et nous conduisent lentement sur ce bras de mer. Première escale sur un îlot hébergeant les anciens greniers à mil. Avant d'y arriver nous dépassons tout d'abord le pont reliant Fadiouth à Joal et nous apercevons au loin, une surface de culture d'huîtres et aussi de la mangrove.


Pour en revenir aux greniers à mil, d'après notre guide, les villageois y stockaient autrefois leurs récoltes et chaque famille pouvait avoir selon sa quantité de récolte un ou plusieurs greniers.

 
Le moment le plus cocasse de la visite de ce bout de terre hébergeant les anciens greniers à mil a sans nul doute été les pancartes des vendeurs d'objets d'artisanat ... je vous laisse juger par vous mêmes☻ 



Nous ré-embarquons ensuite à bord de notre vaisseau flottant et en route pour l'île du cimetière mixte de Fadiouth. Mixte car ce cimetière accueille aussi bien les disparus chrétiens que musulmans. Je dois dire que c'est la partie du voyage où j'ai ressenti le plus d'émotion. Pour rappel, à Joal Fadiouth, la majorité de la population est chrétienne mais cela n'empêche pas les familles de vivre en parfaite harmonie avec les musulmans et même les animistes.




A la fin de notre voyage terrestre, nous retournerons tous poussière, peu importe notre rang social, religion, couleur de peau ou différence quelconque. Si seulement nous pouvions nous en rappeler tous les jours, le vivre ensemble serait synonyme de respect, paix et tolérance. Les baobabs toujours présents et immenses en plein coeur de ce lieu de repos éternel avaient encore plus d'allure qu'ailleurs.

Pour amorcer la 3ème étape de l'excursion, plus de pirogue. Voici venu le moment de nous dégourdir les jambes. Le pont mène donc nos pas vers l'île aux coquillages de Fadiouth. Une église, une mosquée, des monuments chrétiens, des poissons séchés et surtout des fenêtres bleues. La fan de mode et couleur que je suis étais ravie de matcher avec l'environnement ☻

Photo Lady Polaris
Photo Lady Polaris
   
   

  

         
Dans le village, les personnes aux alentours étaient aimables et ne prêtaient pas énormément attention à la vague de visiteurs que nous composions. Encore un baobab mais cette fois, âgé de 700 ans selon notre guide. Je dois dire qu'en prenant la pose pour la photo je tremblais d'ailleurs un peu, d'ici là que ses tentacules racines s'animent soudainement ... Je dois aussi rajouter que j'ai été surprise par l'extrême propreté du village, les coquillages blanc qui jonchent le sol de toute l'île permettent sans doute de repérer le moindre intrus.

Photo Lady Polaris

Après les milliards de crépitements de flash, la dégustation de coquillages séchés, retour sur Joal, pour le déjeuner .

Photo By Lady Polaris
Ce vieil homme m'a demandé de le prendre en photos. Son attitude m'a vraiment touché, il était tellement sérieux ☻
                                  

Un autre moment assez enrichissant et 5ème escale de notre excursion, la visite de la maison familiale du défunt Président Poète Léopold Sédar Senghor. Reconvertie en musée, cette maison située à Joal accueille de nombreux visiteurs venus du monde entier, chaque jour.

                 

                 

Des portraits sur les murs, des poèmes du Président Poète, l'arbre généalogique mais aussi l'inoubliable histoire de cette famille de 41 enfants (même Père avec 5 épouses différentes) dont Léopold Sédar senghor faisait partie. Lire l'histoire sur wikipedia ou dans les livres c'est une chose, venir sur le lieu, y poser ses yeux et ses pieds, c'est indescriptible. 

Photo Lady Polaris






Deux chambres, une salle à manger, une arrière cour avec un immense baobab. Une étoile énigmatique au plafond, cette maison donne l'impression de s'être arrêtée dans le temps. Au fond c'est certainement délibéré de la part des conservateurs de garder tout ainsi, ils réussissent ainsi à donner encore plus aux visiteurs la sensation de visiter un lieu d'époque.



En somme j'ai vraiment beaucoup aimé cette excursion, tout simplement parce qu'il y avait une histoire à raconter, un côté authentique. Cette envie de transmission d'un héritage aux générations futures qui est palpable dans la ville de Saint Louis, c'est également le cas à Joal Fadiouth. Cet écriteau à l'entrée du restaurant où nous avons déjeuné résume assez bien l'état d'esprit des habitants de cette ville.


Continuons de visiter, de partager et d'aller à la découverte de ce qui nous entoure. Les voyages ne se font pas uniquement d'un pays à un autre mais également à l'intérieur des régions de nos pays. 
Pour terminer je vous invite également à visiter la plateforme Jovago qui vous donne les informations sur la disponibilité des chambres d'hôtels au Sénégal et dans plusieurs pays Africains.



Pour plus de partages visuels sur ma vie au Sénégal suivez moi sur mon compte Instagram @labulledet

A très bientôt.
T♣

30 avril 2015

Les Taxis à Dakar

Pour rester dans la continuité des articles Lifestyle, voici une dédicace spéciale à tous les dakarois qui ont vécu des hauts et des bas avec les taxis. Je vais limiter le partage de mon expérience utilisateur à la ville de Dakar et pour avoir un aperçu de ce qui se passe à Douala avec une pointe d'humour suivez ce lien. 

Haut Vintage Dénicheuses -
Pantalon wax par mon fidèle tailleur -
Sac et bracelets en bois achetés durant la foire de la Francophonie
Chapeau Dénicheuses (acheté dans un Bazar "USA")
Sandales dorés Dénicheuses
Photo : Lady Polaris 
                   
Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, après divers récits et ma propre expérience, voici un classement des différents types de taxis dakarois :

Les taximen qui ne connaissent pas la ville → il s'agit plus d'une absence totale de mise à jour et parfois d'une bonne dose de mauvaise foi. Car oui dans la plupart des cas le taximan ne dit pas qu'il ne connaît pas le lieu exact. Arrivé approximativement au lieu dit, tu le vois juste ralentir et demander aux passants son chemin.
Les taximen qui roulent dans une boite de conserve un véhicule usé → catégorie dangereuse malheureusement difficile à éviter. Certains taxis ont l'air bien de l'extérieur et dès que tu montes à bord astafou****** Une fois je suis d'ailleurs montée dans un taxi qui avait un trou énorme à l'endroit exact où il fallait poser les pieds, j'avais une vue imprenable sur le goudron et il fallait poser ses pieds avec beaucoup de précautions au dessus du tapis qui dissimulait le trou. Honnêtement ça m'a plus fait rire qu'autre chose mais si mes pieds avaient glissé huuum !
Les taximen nerveux → ces derniers même après avoir accepté le prix de la négociation trouvent toujours un moyen de râler.  Ils s'offusquent de la distance, te parle du carburant et passent tout le trajet à marmonner. Un conseil, ne rien dire et attendre l'arrivée à destination pour payer la somme effectivement négociée sauf si vous êtes d'humeur généreuse. Autre chose, ne faites pas l'erreur de ne pas avoir la monnaie huuum là alors, il va seulement dire tout haut ce qu'il marmonnait et plus peut être.
Les taximen cool (oui espèce en voie de disparition mais qui existe réellement) → ce sont souvent des chauffeurs de taxis passés la quarantaine, ils demandent la plupart du temps de quel pays le passager vient, et au passage s'il connait une célébrité ou un homme de ce pays il en fait mention dans la conversation. Je suis tombée une fois sur un vieux monsieur qui parlait un français limpide et avait beaucoup voyagé, je n'avais même plus envie de descendre du taxi tellement la conversation était plaisante. 

Sinon, tout ceci ne m'empêchera pas de continuer à prendre les taxis, ça fait aussi partie de la culture et de la beauté de la vie à Dakar car en fin de compte on a toujours une anecdote à raconter ☻
Et vous quelle est votre anecdote avec les taxis de votre capitale ?

Photo : Lady Polaris 
                  


A très bientôt
T♣


22 avril 2015

Les tailleurs à Dakar

Dans la rubrique lifestyle il y a une case par laquelle tout bon résident à Dakar doit passer : celle du tailleur. L'avantage de vivre dans une ville comme Dakar c'est de pouvoir se confectionner tous types de vêtements à un prix relativement accessible. Le parcours par lequel je suis passée a sans doute été celui de plusieurs d'entre vous.


Au début, l'enthousiasme causé par le coût accessible des tissus et par la diversité de l'offre m'a émerveillé.  Ensuite la rencontre de mon fameux tailleur de la médina chez qui toutes mes amies se faisaient confectionner leurs vêtements et le prix très abordable m'a encore plus convaincu.

Chemise confectionnée à la perfection (c'est à dire près du modèle demandé et aux bonnes dimensions).
Au fur et à mesure ma confiance a pourtant commencé à chanceler : des défauts sur les vêtements, devoir faire reprendre plusieurs fois le vêtement car les mesures ne correspondaient pas et surtout là où j'ai vraiment appris dans la douleur le non respect des DELAIS. Alors que faire ? piquer des colères et crier sur mon cher tailleur NON déjà la grande différence d'âge impose le respect, donc je ne pouvais que faire la remarque et le lui dire calmement.

Voici donc quelques alternatives ou solutions pour pallier à toute déception, car malgré quelques mésaventures, je continue à aller chez mon tailleur de la médina mais mais : 

→ Je lui donne les modèles avec le maximum d'informations (images imprimées ou dessin du modèle, couleur et type de doublure s'il en faut, précision si je veux tel type de fermeture etc).
→ Pour les évènements & fêtes saisonnières, j'essaie de me confectionner les vêtements longtemps à l'avance

Robe confectionnée pour les fêtes de Pâques - Modèle assez simple.

→ Un ou deux jours avant la date de récupération des vêtements j'appelle pour être sûre de ne pas me déplacer pour rien.
→ Pour être sûre qu'il respecte les délais, je donne des fausse dates "urgentes" avec une marge d'au moins une à deux semaines.

Boubou transformé en robe simple, ample avec poches - Respect du modèle par le tailleur ☻  

→ Même si j'ai un empêchement, le jour de la date de récupération des vêtements, je demande à une personne d'aller les récupérer pour moi (de cette façon il saura que le respect de délais est important pour moi)
→ J'essaie au maximum de relativiser quand il passe à côté du modèle demandé si c'est portable et qu'il a quand même apporté sa part de créativité.

Pantalon portefeuille demandé à l'origine mais il a créé un autre style au final qui n'est pas plus mal
→ Pour des vêtements beaucoup plus parfaits et techniques (perlage, broderie etc ), j'ai testé d'autres tailleurs certes plus chers mais au moins je ne prends plus de risque.
Voilà quelques astuces qui vous serviront peut être. 
A très bientôt. 
T♣