11 janvier 2016

Persévérance pour 2016

Pour ce 1er article de l'année 2016 je commence tout d'abord par vous souhaiter à tous le meilleur pour cette nouvelle année. L'année 2015 a eu son lot de bons moments et d'épreuves pour tous.

Certaines personnes pensent que pour affronter chaque année il faut se trouver un mot. Un mot qui accompagnera tout au long des 365 jours et servira à faire ressortir le meilleur en soi. J'ai essayé de me prendre au jeu et de choisir un mot. Ce début d'année et déjà le 31 décembre 2015 un mot revenait sans cesse dans ma tête : persévérance

              


Entre les dakarois ayant bravé la peur et paranoïa ambiantes pour célébrer malgré tout les fêtes de fin d'année (le grand feu d'artifice traditionnel du 31 décembre ayant été annulé par mesures de sécurité), l'histoire de personnes de mon entourage et de plusieurs connaissances et l'anecdote sur ma tenue le mot persévérance me paraissait déjà approprié à la veille de 2016.

6. Voilà le nombre de fois qu'il a fallu à mon tailleur, après 6 retouches, à arriver à faire de cette tenue un vêtement qui se rapprochait du vêtement initial que nous avions dessiné ensemble. Un clin d'oeil encore à mon article sur les tailleurs à Dakar qui m'ont appris la valeur des mots patience et persévérance.

Tissu Woodin utilisé pour la combinaison
Chaussures Kadel
Le sac est un Cadeau
Boucles Ohéa Créations
Persévérance car j'ai pu vivre et voir la combativité de plusieurs personnes que j'admire. Derrière nos écrans, nos publications, personne ne sait en réalité ce qui se passe dans la vie réelle. Bien des fois cette année j'ai été témoin du courage, de l'envie de réaliser des rêves, de survivre, d'exister, d'être une personne meilleure. Beaucoup ont gardé le sourire dans la douleur, fait face en silence sans laisser transparaître la moindre trace de souffrance et ont fini par surmonter une étape difficile avec dignité ... persévérance disais je donc.

                

Nous aurons tous des moments difficiles en 2016, des résolutions prises ou pas que nous tiendrons ou pas, des rêves qui prendront un temps fou à se réaliser, des pertes, des blessures et parfois au moment où nous voudrons tout lâcher c'est à ce moment là qu'il faudra mettre les bouchées doubles.
Je nous souhaite à tous de persévérer quoiqu'il advienne.

A très bientôt.
T♣

29 décembre 2015

30 ans aujourd'hui.

Hier au détour d'une rue dakaroise, je suis tombée sur une photo de moi à même le sol. Oui une photo de moi, prise la veille de mes 25 ans en couverture d'un Magazine, en 2010. Je suis restée figée 5 minutes, voir plus, et j'ai souri. C'est en fait ça la vie. Tout fini par s'effriter et disparaître.

                                   


Et tous ces passants hormis mes proches et ceux qui m'ont connu, personne ne s'arrêtera 1 ou 2 minutes pour s'interroger sur cette image. Les personnes que nous rencontrons avec lesquelles nous passons du temps, les proches, la famille, les amis, collègues et même les amis virtuels se rappelleront peut être de nous mais ce souvenir finira par s'effriter à moins de rentrer dans l'histoire...  
Aujourd'hui je ne veux pas forcément que l'on se souvienne de mon image mais de ce que j'ai pu apporter de positif pas forcément quelque chose de grandiose mais quelque chose de positif. Avoir réussi à redonner le sourire, avoir été solidaire, avoir été compréhensive, avoir été encourageante, avoir amélioré une situation.

Pour en revenir à cette image je me suis aussi dis que c'était un signe surtout à la veille de mes 30 ans. J'avais dans la tête de mes 25 ans tellement de projets et de rêves. J'avais aussi beaucoup de peurs à vaincre.  Elles sont toujours là pour certaines mais ce que j'ai appris c'est que tout est normal. 

C'est normal d'avoir peur, de se demander où l'on va, de paniquer, de pleurer, d'avoir des complexes, de faire des erreurs, c'est normal. Il faut juste vaincre tous ces états pas à pas et avancer malgré tout.
La société impose aux femmes d'avancer à tel ou tel rythme, à 30 ans tu devrais déjà,  tu aurais déjà dû... tant d'objectifs à atteindre qui s'insinuent inconsciemment en nous et nous finissons par ingérer nous même ces concepts et en fin de compte nous cédons la place à la panique quand tout ne se passe pas comme prévu selon les "normes". Alors oui nos rêves ne se réaliseront pas au moment voulu, notre vie ne prendra pas le tournant escompté au moment voulu, mais tant que nous serons là debout à nous battre avec nos moyens sans relâche, nous aurons déjà fait la moitié du chemin.
Car au final tout s'effrite avec le temps, alors aujourd'hui pour mes 30 ans, je décide qu'en fait j'ai encore de belles années pour savourer et affronter la vie à mon rythme.
Happy 30 to me.

2 décembre 2015

La leçon de Dakar

Comme mentionné dans mon dernier article, du 5 au 30 novembre 2015 j'avais prévu de partager des images de Mon Dakar pour marquer mes 10 ans de vie au pays de la Teranga.

Rond Point de l'Université Cheick Anta Diop

Institut Supérieur de Management de Dakar où j'ai fais mon Master

J'ai essayé de résumer mon parcours dans la capitale sénégalaise avec des photos actuelles et passées. Je dois dire que c'était également un petit voyage personnel qui m'a permis de voir mon évolution ici. La vérité c'est que malgré tout 25 jours c'est trop peu pour résumer 10 ans de vie. Je vais donc partager aujourd'hui la leçon que j'ai apprise de Dakar.

Le légendaire car rapide que tout digne dakarois a pris au moins une fois dans sa vie

Essayer à chaque fois de retenir ce qui est positif ou le meilleur même si nous savons tous que la vie n'est pas parfaite car les êtres humains ne le sont pas et les villes non plus... Arriver à vivre et survivre en cherchant à être meilleurs qu'hier, à avancer dans l'adversité et le chaos, à voir le verre à moitié plein, à réparer nos erreurs, à relever des défis. 

Coucher de soleil vu du quartier Fass

Voilà la leçon de Dakar. Alors merci aux personnes rencontrées ici, merci aux expériences, merci à Dakar, merci au Sénégal.

Corniche

Je n'en oublie pas d'où je viens, le Cameroun qui est toujours dans mon coeur et qui partage désormais un peu de place avec le Sénégal. Alors un car rapide sur la tête pour symboliser ce que j'ai appris au Sénégal et que je continue d'apprendre et le Cameroun dans ma main pour tout ce qui m'a été donné par ma famille et mes amis.


A très bientôt. 

Rendez-vous sur instagram pour découvrir plus d'images.
T♣